{"id":1682,"date":"2025-08-06T13:18:26","date_gmt":"2025-08-06T13:18:26","guid":{"rendered":"https:\/\/pascalfrancois.com\/?p=1682"},"modified":"2026-04-27T17:58:21","modified_gmt":"2026-04-27T17:58:21","slug":"mille-et-une-image-de-reves","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/pascalfrancois.com\/index.php\/2025\/08\/06\/mille-et-une-image-de-reves\/","title":{"rendered":"Mille et une image de r\u00eaves"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: center;\"><strong style=\"font-family: Poppins; font-size: 23px;\">Monotypes par Pascal Fran\u00e7ois<\/strong><\/h1>\n<h1 style=\"text-align: center;\"><strong>Marrakech, Maroc<\/strong><\/h1>\n<p style=\"font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-family: Poppins; font-size: 15px; font-style: normal; font-weight: 400; text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/pascalfrancois.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/petites-chutes-12x12cm-001-1-300x298.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"298\" \/><\/p>\n<p style=\"font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-family: Poppins; font-size: 15px; font-style: normal; font-weight: 400; text-align: justify;\">Vous ne les voyez plus. Elles sont entr\u00e9es. Par la petite porte du regard elles sont entr\u00e9es et depuis cheminent en vous. Elles sillonnent et ce faisant, creusent, et ce faisant, labourent l\u2019aire de fertilit\u00e9 de votre imaginaire.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 20px; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-family: Poppins; font-size: 15px; font-style: normal; font-weight: 400; text-align: justify;\">Elles sont un appel aux r\u00e9cits qui sommeillent. Elles sont un appel \u00e0 la transparence et \u00e0 l\u2019ombre revenues. R\u00e9v\u00e9latrices de la m\u00e9moire collective, voile pos\u00e9 sur la circonstance et l\u2019instant, elles ont l\u2019insondable texture de la dur\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 20px; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-family: Poppins; font-size: 15px; font-style: normal; font-weight: 400; text-align: justify;\">Elles iront se poser en quelque lieu, et de l\u00e0 convoqueront. La vie sur elles. Les mots sur elles.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 20px; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-family: Poppins; font-size: 15px; font-style: normal; font-weight: 400; text-align: justify;\">Elles ; les images issues de l\u2019encrier de PF, n\u00e9es de ses raclages et de ses griffures, n\u00e9es de ses insomnies, arrach\u00e9es \u00e0 ses ruptures.\u00a0Pour l\u2019heure vous ne les voyez plus. Elles cheminent. Pass\u00e9 un certain temps, un certain lieu, elles chutent en\u00a0vous comme seules le peuvent les images de r\u00eave. Elles vont leur destin \u00e0 votre insu, rencontrant vos seuils, vos\u00a0peurs diurnes, vos propres insomnies. Elles \u00e9veillent ce qui veillait, veilles vieilles, brassent l\u2019enseveli. Vous ne\u00a0les voyez plus ; elles travaillent \u00e0 la secr\u00e8te mesure de votre inconscient.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/pascalfrancois.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/002-1-300x297.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"297\" \/><\/p>\n<p>Vous vous coulez dans l\u2019\u00e9motion des surr\u00e9alistes tardifs. L\u2019\u0153uvre de PF, quel que soit le m\u00e9dium, prend corps\u00a0dans ce retard, cette diff\u00e9rence o\u00f9 il n\u2019est pas question de faire \u0153uvre de pionnier, o\u00f9 la question n\u2019est plus du\u00a0d\u00e9tournement des moyens, mais de leur usage expressif et impressif ; vital. Au propre, au pied de la lettre, au\u00a0contact de l\u2019outil, au prix d\u2019une fatigue extr\u00eame, l\u2019ext\u00e9nuation dans la pr\u00e9cision radicale du geste, sa minutie\u00a0r\u00e9p\u00e9titive, sa qu\u00eate incessante. L\u2019absolue domination de l\u2019imp\u00e9ratif.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/pascalfrancois.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/004-1-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/p>\n<p>Toujours il a \u00e9t\u00e9, sera question d\u2019urgence sous la dict\u00e9e de l\u2019imp\u00e9ratif cr\u00e9ateur. Mais in\u00e9dite et ravageuse est\u00a0cette nouvelle donn\u00e9e inscrite dans la mati\u00e8re : survivre.\u00a0Vous ressentez cette fatigue que sugg\u00e8re l\u2019effacement ; dans une \u00e9gale mesure vous en recevez la force, diffuse\u00a0dans l\u2019\u00e9paisseur du contraste. Ce temps durant, d\u2019\u00e9tonnement et d\u2019intelligence circonscrite, les images\u00a0cheminent. Creusent, perdent leurs symboliques, d\u00e9raisonnent.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/pascalfrancois.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/003-1-298x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><br \/>La question du sens est lev\u00e9e, la lecture des signes peut se faire ardente ou sommaire, peu importe : elles cheminent. Votre conscience peut s\u2019obnubiler en lectures, cela qui vous \u00e9chappe fonde votre certitude. Le vu ouvre sur un monde int\u00e9rieur \u2013 la fen\u00eatre surr\u00e9aliste, encore ? oui, elle, enfin ! \u2013 un monde int\u00e9rieur qu\u2019il vous est donn\u00e9 de partager, qui vous est familier, qui d\u00e9sormais confondu au v\u00f4tre en amplifie les r\u00e9sonances.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/pascalfrancois.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/005-1-298x300.jpg\" alt=\"\" width=\"298\" height=\"300\" \/><\/p>\n<p>Vous vous d\u00e9couvrez en \u00e9chapp\u00e9es, recoins et caveaux, vous vous surprenez \u00e0 arpenter en connaisseur les \u00e9tendues st\u00e9riles, leurs effacements. Vous \u00eates du dialogue avec les fant\u00f4mes. Vous \u00e9prouvez l\u2019endurance de PF dans sa confrontation avec la pierre dont vous savez la br\u00fblure sans savoir d\u2019o\u00f9 vous vient ce savoir ; vous savez instinctivement. La forme r\u00eav\u00e9e s\u2019impose avec une \u00e9vidence soudaine, d\u2019une \u00e9gale brutalit\u00e9 quel que soit le degr\u00e9 d\u2019encrage, quel que soit le contraste ou l\u2019intensit\u00e9 de la coul\u00e9e. Vous d\u00e9couvrez avec un soulagement tout rationnel qu\u2019il n\u2019est pas d\u2019incoh\u00e9rence dans le film des images de r\u00eaves.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/pascalfrancois.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/007-1-296x300.jpg\" alt=\"\" width=\"296\" height=\"300\" \/><\/p>\n<p>Vous voil\u00e0, dans un improbable lendemain d\u2019une grande blancheur, comme lustr\u00e9 \u00e0 leur contact. Vous faites l\u2019exp\u00e9rience de la d\u00e9prise, \u00e0 la vision se substituant une autre approche \u2013 on pensera aux sens primitifs qui conduisent l\u2019aveugle dans le d\u00e9sert \u2013, et, sinon dans l\u2019\u0153uvre et ses contrastes, vous vous retrouvez dans cette analogie du moins. Elle est un point de d\u00e9part, campement aux portes du d\u00e9sert, o\u00f9 il faudra p\u00e9n\u00e9trer. Sacrifier tous rep\u00e8res pour parcourir le tr\u00e8s dense r\u00e9seau d\u2019images, dense d\u2019intensit\u00e9, d\u00e9pourvu de complexit\u00e9 : de l\u2019ordre du plus grand danger, donc.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/pascalfrancois.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/006-1-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/p>\n<p>Laisser le sens esth\u00e9tique, laisser le sens, comme l\u2019on \u00f4te ses v\u00eatements pour p\u00e9n\u00e9trer dans le sanctuaire, passer le seuil d\u00e9nud\u00e9 pour laisser parler \u2013 certains souffriront d\u2019une soif soudaine \u2013 la seule boussole dans les vents secs et la nuit : l\u2019imm\u00e9moriale orientation des images du d\u00e9sir<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/pascalfrancois.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/008-1-300x298.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"298\" \/><\/p>\n<p>Elles tapissent cela qu\u2019elles alimentent. Elles r\u00e9pondent au silence qui s\u2019\u00e9tire sans \u00e2ge ni racine en ce lieu retranch\u00e9 lequel par quelques rares biais \u2013 le r\u00eave, l\u2019image surgie, le mot tomb\u00e9 : autant de gr\u00e2ces \u2013 parfois sourde r\u00e9v\u00e9lation alors, se rappelle \u00e0 vous.<\/p>\n<p>Le sens afflue sur le p\u00e9rim\u00e8tre restreint de cette r\u00e9v\u00e9lation, foule, refoule, r\u00e9v\u00e8le le vide alentour, la vanit\u00e9, l\u2019oubli, l\u2019envers du point aveugle qui vous happe par le fond et vous hisse \u00e0 la lumi\u00e8re. Laquelle est partout. Au moment o\u00f9 vous avez cess\u00e9 de voir, les voyant dispara\u00eetre pourtant, au moment de leur chute, lumi\u00e8re noire, lumi\u00e8re livide, l\u2019envers du scintillement.<\/p>\n<p>Vous cherchez \u00e0 conserver, poss\u00e9der quelque chose de leur surgissement, le renfort de la conscience, le support des mots, l\u2019ekphrasis comme relai dans l\u2019aveuglement. Et lorsque cesse cela, vous savez. Elles vous habitent, amplifiant de leur force d\u00e9sirante votre espace int\u00e9rieur.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/pascalfrancois.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/lifetime-1-194x300.jpg\" alt=\"\" width=\"194\" height=\"300\" \/><\/p>\n<p>Loin du compte, en raison des combinaisons illimit\u00e9es, vous sortez du compte pour embrasser le mur, fresque satur\u00e9e m\u00ealant ses blancs, ses blancs de gris, ses noirs mats et ses strates en luisance. Leur nombre sugg\u00e8re la concertation. Vous interrogez la s\u00e9lection, les positions, les centaines de rapports sous vos yeux. PF est disert quant \u00e0 cet agencement. Il peut l\u2019\u00eatre du moins. Mais l\u2019heure est au silence, celui qui accompagne la naissance. Un sous-texte vous attend, mais pour l\u2019heure vous \u00eates l\u2019arpenteur \u00e9bloui, ind\u00e9cis quant au sens. Vous vous confiez aux circulations spontan\u00e9es de votre regard, mesurez la rationalit\u00e9 incertaine de son parcours et des liens qu\u2019il d\u00e9couvre\/r\u00e9v\u00e8le selon le chemin emprunt\u00e9. Vous renoncez \u00e0 les m\u00e9moriser, le mouvement vous berce et sert la plong\u00e9e hypnotique dans la m\u00e9moire ancestrale. Les motifs se r\u00e9pondent, les contrastes se disloquent, une force qui est d\u2019ensemble l\u2019emporte, quelque chose vous assi\u00e8ge, lassant, \u00e0 peine le temps pour le dire.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/pascalfrancois.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/anonyme-et-la-ville-1-250x300.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"300\" \/><\/p>\n<p>Et puis ces silhouettes, sombres et lumineuses, et puis la s\u00e9cheresse qui accuse le contraste, et la mort et les croyances, et les coutumes et les esprits. Et le c\u0153ur de PF qui bat, scansion des braves, scansion des fous, qui bat en cherchant \u00e0 limiter l\u2019emballement, qui n\u2019est qu\u2019emballement, car la passion sourd pour la mati\u00e8re, pour le geste, pour la beaut\u00e9, en amont de l\u2019art. Le lieu constelle, gagne, ses motifs en apparition-disparition, ses apn\u00e9es sous l\u2019immensit\u00e9 du ciel. Scansion de l\u2019artiste qui n\u2019a craint d\u2019affronter ni la solitude ni l\u2019envo\u00fbtement, ni l\u2019amour fou.<\/p>\n<p>L\u2019adversit\u00e9 a pris ses quartiers, PF r\u00e9siste, offre son corps s\u00e9ch\u00e9 \u00e0 l\u2019inconfort et c\u00e8de \u00e0 l\u2019usure du geste r\u00e9p\u00e9t\u00e9. Dans la variation du m\u00eame trouver l\u2019exutoire \u00e0 la question de vivre. Abondamment, r\u00e9p\u00e9ter le geste pour mieux vivre du geste ou dans le geste.<\/p>\n<p>S\u2019arracher, arracher son c\u0153ur \u00e0 la terre re\u00e7ue, est-ce la condition de la rencontre avec les images de r\u00eave ? est-ce la condition des impressions, qu\u2019elles soient r\u00e9tiniennes, physiques ou monotypes ? a-t-il fallu l\u2019arrachement, la souffrance, l\u2019exil, les pierres et cette chaleur que tu d\u00e9cris comme l\u2019\u00e9preuve continue, \u00e0 l\u2019\u00e9gal du froid qui \u00e9galement s\u00e9vit, l\u00e0, en ce lieu qui est l\u2019envers du refuge ? A-t-il fallu ?<\/p>\n<p>Inscrire ton \u0153uvre dans l\u2019histoire des formes n\u2019a pas de sens. Tu vas aux formes comme l\u2019on va \u00e0 l\u2019\u00e9vidence, support de ton d\u00e9sir plus que celui de ta vision. Et fig\u00e9es soient-elles, elles appellent le r\u00e9cit, elles invitent l\u2019histoire, la grande, l\u2019incorruptible. Alors dans cet ordre et dans le d\u00e9sordre apparaissent silhouettes, ail\u00e9es ou voil\u00e9es, paysages, horizontaux et s\u00e9riels, une flore rare, le min\u00e9ral omnipr\u00e9sent, le ciel aussi, monstres diurnes, visions nocturnes, reliquats du r\u00eave intermittent, interrompu. Tes images sont l\u2019empreinte de tes insomnies.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/pascalfrancois.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/010-1-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/p>\n<p>Renvoyant qui regarde \u00e0 sa faiblesse spectatrice, sa l\u00e2chet\u00e9 d\u2019\u00eatre sans passion. Et qui devant ce mur d\u2019images \u2013 autant de fen\u00eatres, c\u2019est bien connu et c\u2019est pourtant un d\u00e9fi renouvel\u00e9 \u2013 saisit son silence pour d\u00e9ployer les \u00e9chos, les r\u00e9sonances, les coups frapp\u00e9s bas, r\u00e9guliers.<\/p>\n<p>Il y a certes l\u2019objet dans ta main, de l\u00e0 la pression et le mouvement imprim\u00e9s \u00e0 sa surface sur l\u2019autre surface. Saillance contre la plaque : griffure, trait ; plan contre la plaque : labour, labyrinthe, vague. Mais on y devine le jeu de la fi\u00e8vre, deux ordres d\u2019une m\u00eame fi\u00e8vre \u2013 cr\u00e9atrice mais physique aussi \u2013 qui imprime \u00e0 la fois l\u2019acide et la force, mani\u00e8re de liant entre les mati\u00e8res s\u00e8ches.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/pascalfrancois.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/011-1-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/p>\n<p>Ton geste et sa force, les param\u00e8tres concrets de l\u2019image \u00e0 venir, pourtant n\u00e9e de cette nuit insondable, n\u00e9e aveugle de ton aveuglement gagn\u00e9 sur la lumi\u00e8re. Tes images repoussent le motif comme tu t\u2019es d\u00e9lest\u00e9 des convenances. Et \u00e0 la mesure de ton d\u00e9tachement se mesure l\u2019impact des gravures sur qui les regarde, croit les regarder, mais d\u00e9j\u00e0, en est habit\u00e9, irr\u00e9m\u00e9diablement augment\u00e9.<\/p>\n<p>Aur\u00e9lia Maillard <b>Despont<\/b><br \/>F\u00e9vrier 2017<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Monotypes par Pascal Fran\u00e7ois Marrakech, Maroc Vous ne les voyez plus. Elles sont entr\u00e9es. Par la petite porte du regard elles sont entr\u00e9es et depuis cheminent en vous. Elles sillonnent et ce faisant, creusent, et ce faisant, labourent l\u2019aire de fertilit\u00e9 de votre imaginaire. Elles sont un appel aux r\u00e9cits qui sommeillent. 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