Sculpture : « Hurlante»

Une sculpture en pierre de Vers Pont-du-Gard, 60 x 40 x 28 cm, d’aspect brut
et percée de coquillages, a été réalisée en taille directe au mois d’août 2009
dans l’atelier 36 du sculpteur Pascal François.
Le travail de cette pierre calcaire, la même que celle employée dans la construction
du Pont-du-Gard (40-80 ap.J.-C.), nécessite dans sa rigueur l’obtention d’une forme
simple jouant avec ses contours.
Le grain de cette pierre est une constellation de mystères.

C’est un élément dans la réflexion sur l’éternité du mouvement.
Le titre de la sculpture fait écho au poème d’Allen Ginsberg « Howl ».
Un hurlement apparaît dans son mouvement primaire, comme une révolte
dont la pierre conserve la force et impose la pérennité.
Le poème de Allen Ginsberg (1926-1997) débute ainsi :
« J’ai vu les plus grands esprits de ma génération détruits par la folie, affamés hystériques nus, se traînant à l’aube dans les rues nègres à la recherche d’une furieuse piqûre, initiés à tête d’ange brûlant pour la liaison céleste ancienne avec la dynamo étoilée dans la mécanique nocturne, qui pauvreté et haillons et oeil creux et défoncés restèrent debout en fumant dans l’obscurité surnaturelle des chambres bon marché flottant par-dessus le sommet des villes en contemplant du jazz, qui ont mis à nu leur cerveaux aux Cieux sous le Métro aérien et vu des anges d’Islam titubant illuminés sur les toits des taudis, qui sont passés à travers des universités avec des yeux radieux froids hallucinant l’Arkansas et des tragédies à la Blake parmi les érudits de la guerre, qui ont été expulsés des académies pour folie et pour publication d’odes obscènes sur les fenêtres du crâne [...]« .
Howl and other poems (1956).
Une série de photographies est visible dans la galerie « Sculpture» du site.

