Sculpture : « Taille directe »

Dans le procédé de taille directe la courbe c’est l’instinct du sculpteur ; l’impulsion, née au contact de l’énergie contenue dans la pierre. Celle de la mémoire du monde, de sa densité géologique, fossile et cristalline.
Confrontation entre l’homme et le matériau naturel, dans ce développement de
la forme résonne la structure infinie de la vie.
Vision poétique puis causalité, la sculpture existe d’un regard sur le bloc équarri.
La taille directe force le sculpteur d’être l’instrument d’un temps donné, un élément
au centre d’une stratégie de métamorphose.
Absorbant le rythme par le geste, comme une pulsation, la forme devient l’expression directe du coeur.
La sculpture engage la main de l’homme en juste combinaison avec la pierre,
créant son équilibre par une alchimie de moyens.

Terminée, elle s’affirme dans notre espace, amplifie son expression à mesure de ses rencontres. L’oeuvre minérale demeure cette structure vivante, composite, qui accomplie crée le manque ; un vide immense et ce désir d’une perception toujours plus forte.
Folie sans les hommes, dans sa pureté légère, musicalité du regard transperçant la matière, la sculpture concentre désormais les forces rendues visibles, devient référente, unique et s’offre à tous les regards.
« Le langage de la sculpture est un néant prétentieux s’il n’est pas composé de mots d’amour et de poésie ». Ossip Zadkine.
Les sculptures en taille directe de Pascal François sont visibles dans la galerie Sculpture.
