Peinture : Monochrome noir

Monochrome noir, terminé le 23 juin 2009, au format 60x 80×3,5 cm. Les deux composantes de la technique employée dans la recherche monochromatique sont le pigment acrylique et le Regular Gel Golden. Additionné d’eau, le mélange des deux permet, grâce à la variété des dosages, un jeu de transparences et une accélération des mouvements visibles, portés par les particules pigmentaires en suspension.
Le format n’est pas la forme mais une fenêtre dans la vision pigmentaire d’un univers monochrome. Le support de la toile révèle la profondeur picturale des superpositions
de matière.
L’expérience a débuté avec un monochrome acrylique rouge fluo (100×100x7,5cm), composé d’une quinzaine de couches de rouge, intercalées d’une couche de gel acrylique polymère sur l’ensemble de la surface.
Vint ensuite un orange fluo vinylique (100×100x7,5cm) et un acrylique bleu outremer (80×80x4cm) composé d’environ 35 couches de couleur.
Pour le noir, une vingtaine de couches le stabilise sans masquer les tons les plus clairs.
La structure de ce monochrome décompose progressivement l’espace vers un infini lumineux.
La lecture est multiple, fragmentaire, l’espace se dilate puis se rétracte, les plans se mêlent : Vision dense, inachevée, celle d’une structure autour de l’idéogramme du mot japonais TAN SHOKU (mono – chrome), prétexte pour une représentation intuitive de l’espace, celui de la nouvelle pigmentation de Hermann Amann.
Cette expérimentation a également conduit à la réalisation d’un monochrome rouge
en suspension, hors support.
De la peinture et rien d’autre, maintenue en tension dans un cadre par des fils de nylon.
Ce concept présage les travaux futurs sur le développement de l’espace pigmentaire monochromatique.
(english version) Painting. Black monochrome.
Black monochrome finished on June 23.2009, size 23,6 x 31,5 x 1,4 inch.
The two components adopted in the technique for monochromatic research are acrylic pigments and Regular gel gloss by Golden.
Mixed with more or less water, the two components produce a panel of transparencies and accelerate the visible movements, enhanced by pigmental particles in suspension.
The size does not imply the shape. It’s just a window on the vision of a pigmental universe. The canvas reveals the pictoral depth of layers of matter.
The experience began with a red fluorescent acrylic (39,4 x 39,4 x 2,9 inch). It’s made of fifteen layers of monochromatic red. After each layer, Polymer acrylic gel is spread all over the surface.
The next steps were a vinylic fluorescent orange (39,4 x 39,4 x 2,9 inch) and an acrylic ultramarine (31,5 x 31,5 x 1,6 inch) resulting from roughly twenty-five layers of colour.
Coming to the black monochrome twenty layers has stabilised it without hiding the lightest hues.
The structure of this monochrome progressively deconstructs space into a luminous universe. It means a never achieved multiple reading, the reading of a structure around the Japanese ideogram Tan-Shoku (mono-chrome).
It’s a pretext to an intuitive representation of space, as developped by Hermann Amann’s « Nouvelle Pigmentation» concept.
Such an experimentation led to a suspended, supportless red monochrome.
Paint and nothing else, held up by nylon threads in the frame.
This concept announces future developments in monochromatic pigmental space.
