Dessins « Black summer »

Dans l’atelier 36, à Villeneuve-lez-avignon (30400 – Gard – France),
la série intitulée BLACK SUMMER a jailli durant l’été 2008 sous la forme
de 63 dessins réalisés au format 50×65 cm.

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Par l’immédiateté du médium -encre de chine- les formes atteignent une vitesse qui percute l’esprit au premier regard. D’autres dessins sont réalisés à l’acrylique noir. Dans la violence de l’été, c’est une douleur incompressible, un regard plongé dans ce vide épais où flottent les sentiments les plus sombres.
BLACK SUMMER est un instantané de vie.
Quand la force de son mouvement éclate à la surface, le noir contient alors toutes les couleurs. Inépuisable à l’image de l’esprit qui la nourrit, l’énergie dans le geste révèle une existence nouvelle en chacun de nous.

Incisif, un flot d’encre s’écoule au-delà de l’action.
Dans le sillon du pinceau ruisselle une mort certaine.
Absorbée, noyée sous la surface : un choc et puis un gouffre.
L’instant d’avant c’était une plage immense,
l’ attente, comme au désert,
d’un geste définitif, conquête du mouvement.
Alors que rien n’existe dans l’apparence,
l’espace incertain du noir contient tous les mystères.
En point de départ, l’impulsion libère le geste.
Courte gâchette, immédiate, imprévue,
l’encre brise l’espace.
La distance maintenant c’est le noir.
Le noir de l’instant présent, réalité de mes peurs assassines.
Le noir d’un jour d’été.

Pascal François, juillet 2008

La série complète est consultable dans la galerie «  Black Summer « du site, une sélection est également visible sur le site internet de Sarah J. MacDonald, incubator5066

(english version) Drawings. Black Summer 2008.

Pascal François, Villeneuve-lez-avignon Studio 36. Birth of the Black Summer series, composed of 63 drawings (19,7 x 25,6 inch).
Trough the immediacy of black ink, shapes take on such speed that the latter strikes the mind at first sight. Black acrylic was used for some other drawings.
In the violence of summer, they tell of an incompressible pain, of a look into thick void streaming with somber emotions.
Black Summer is a snapshot of life. When the strength of the movement bursts out on the surface, all the colours are all contained in the black colour.
Just as limitless as the spirit that nurtures the energy in the gesture, it reveals a new life within each of us.

Incisive, an ink-wave rolls beyond action.
In the furrow left by the brush, death flows for sure.
Absorbed, drowned under the surface : a crash and a chasm.
A minute ago, it was an immense beach,
the expectation, like in the desert,
of a primal gesture, that which captures movement.
Whereas nothing exists in appearences,
the incertain black space holds all mysteries.
As a starting point, impulsion frees gesture.
A short trigger, immediate, unforseeable,
black ink shatters space.
Distance now is blackness.
Blackness in the here and now, truth of my assassin fears.
Blackness of a summer day.

For the complete series, go to “ Black Summer ”. A selection on Sarah McDonald website, incubator5066.

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